unspoken

unspoken
j'essaie de prononcer ton nom. je le chuchote pour faire cesser le tremblement de mes mains, le tremblement de mon corps. c'est difficile, depuis qu'il n'y a plus que toi et rien ni personne d'autre, comme si le monde s'était soudain révélé un misérable décor de carton. depuis cet après-midi c'est la même épuisante sensation, je prononce ton nom et chaque fois il me semble ne pas être celle qui le prononce, comme si une autre se substituait à moi, comme si une autre s'emparait de moi ; comme si j'allais bientôt m'effacer. je me perds. je voulais encore me sentir vivante, éprouver le plaisir, éprouver la joie, je ne voulais pas que mon corps s'en aille en pourriture. comme si je n'avais pas vécu, parce que je n'avais encore rien fait qui puisse me survivre. je voulais m'accrocher, résister, vivre encore, vivre. les années qui se sont écoulées depuis, au cours desquelles je me suis appliquée, chaque jour, de toute mes forces, à ne pas penser à toi, à ne pas penser à nous, soudain nous n'avions pas existé, c'est si simple, il suffisait d'y croire, nous n'avions pas existé puisque c'était fini, il ne restait rien de nous. les images qui me traversaient parfois, fulgurantes, douloureuses. je pensais être parvenue à me déposséder de nous. je voudrais que mon corps, mon cerveau n'aient rien conservé du passé. que je sois dans le présent, seulement dans le présent. parce qu'on n'oublie rien, je le sais ce soir. on n'oublie rien. quand bien même on s'est efforcé du contraire : le passé vit en nous. masse informe tapie au plus profond de soi, qu'on pourrait croire endormie mais qui veille.. Dieu, une telle sensation de naufrage, et ne rien pouvoir pour l'empêcher. pourtant, même pendant ces accès de rage, je t'aimais encore. je ne savais plus comment t'aimer comme il aurait fallu, mais je t'aimais, désespérément. durant toutes les années où nous avons vécu loin de l'autre, te savoir en vie m'aidait à vivre, à tenir bon. tu étais là, quelque part ; je ne te voyais pas mais je savais que celui qui avait été traversé pas la même douleur que moi tenait encore debout. nous nous donnions le main sans se toucher. il n'y avait plus de sens à rien. je n'étais nulle part, ou plutôt, en dehors de tout. devant moi la vie passait comme un rêve.
# Posted on Wednesday, 25 June 2008 at 5:35 PM

12:51 is the time my voice found the words i sought

12:51 is the time my voice found the words i sought
un fourmillement au bas du ventre, c'est déjà le commencement de la fin. le temps qui passe, ce mystère qui à la fois m'intrigue et me terrorise. c'est juste que ton existence pénètre peu à peu ma peau ; que mon coeur est prêt à exploser lorsque tu es près de moi et que ça je ne le supporte pas, que tu puisses contrôler mon âme à ta guise. je suis sur le point de crier, d'exploser je ne sais plus quoi faire j'veux juste que tu abandonnes mon corps quelques instants pour que je me risque à penser. cesser de penser à ton être qui hante mon esprit enfermé... quoiqu'il en soit malgré cette espèce de souffrance, je ne peux arrêter de penser à toi. j'aimerais juste savoir à quoi m'en tenir le temps passe, la Dépendance s'accroît.
# Posted on Tuesday, 10 June 2008 at 2:26 PM
Edited on Thursday, 12 June 2008 at 2:22 PM

until tomorrow comes,

until tomorrow comes,
Le coeur empli de brouillard, immobile je reste assise dans le noir. tour à tour mon coeur s' en va dans ce train qui court. et puis soudain coulent, coulent, coulent des larmes et je sais au fond de moi le désir dérisoire de courir ailleurs pour être heureux. la vie va et vient, je ne sais jamais à quoi m'attendre. parfois j'aimerais qu'on me dise ce que je dois faire, au lieu de ça j'attend désespérément. je veux que mon coeur frémisse d'amour, ressentir ce fourmillement dans mes entrailles. quelquefois, j'ai l'étrange impression que mon coeur s'emballe. ton existence me manque, ce je ne sais quoi d'envoûtant.



Lucas was born yesterday
- mon, 26 may -
mood : happyy happyy!
# Posted on Sunday, 25 May 2008 at 12:01 PM
Edited on Tuesday, 27 May 2008 at 4:00 AM


24/05 > party (+ lucas?)
30/05 > maroon 5
2/06 > stereophonics
13/06 > the shaking heads (again)
# Posted on Monday, 12 May 2008 at 3:04 PM
Edited on Saturday, 17 May 2008 at 5:57 AM

i don't know where your heart went,

i don't know where your heart went,
abnégation
j'avais mal quelque part, sans savoir où ; je portais en moi un petit point douloureux, un de ces presque insensibles meurtrissures dont on ne trouve pas la place, mais qui gênent, fatiguent, attristent, irritent, une soufrance inconnue et légère, quelque chose comme une graine de chagrin.
# Posted on Tuesday, 29 April 2008 at 6:26 AM